mercredi 31 juillet 2019

Un événement Facebook prévoit d envahir la zone 51


Tout est parti d’une blague en apparence anodine sur les réseaux sociaux, quand un événement Facebook avec pour objectif d’envahir la fameuse Zone 51 fut créé. Ce périmètre ultra-sécurisé a la réputation d’abriter toute une infrastructure en lien avec un secret d’Etat sur le thème des aliens. Mais quelques jours plus tard, la farce a pris des proportions incroyables : le groupe compte plus d’un million de personnes, au point de forcer les autorités à se tenir prêtes au cas où ce raid prévu le 20 septembre dégénérait.



La zone 51 est une aire géographique du Nevada aux États-Unis, où se trouve une base militaire dite secrète, testant entre autres des appareils expérimentaux. D'une superficie immense évaluée à 1,2 millions d'hectares, la Zone 51 a été créée dans les années 1950. Au départ, elle servait à des essais nucléaires mais aujourd'hui, officiellement du moins, ce sont des essais d'armes et d'avions qui y sont effectués. Mais depuis 1989, elle est liée aux théories d'OVNI . 
Elle fait depuis longtemps l’objet d’un tas de fantasmes : à en croire certains, c’est là que le gouvernement cacherait tout un tas de soucoupes volantes, aliens en captivité et autres preuves de leur existence.




L'armée américaine suit l'événement avec attention et ne semble pas disposée à plaisanter, bien au contraire la porte-parole de la Force aérienne, Laura McAndrews, a publié un message à l’intention des personnes qui envisageraient réellement de commettre une intrusion en septembre. 

La zone 51 est une zone d’entraînement ouverte pour l’US Air Force , a-t-elle déclaré dans un communiqué relayé par The Independent. Nous découragerions quiconque d’essayer de pénétrer dans la zone, où nous formons les forces armées américaines , a-t-elle poursuivi en rappelant à tout lecteur qu’il y avait “probablement” une certaine quantité d’armes à feu sur le site. 
L’US Air Force est toujours prête à protéger l’Amérique et ses actifs , avertit-elle. 



Ces paroles ne sont pas des mises en garde à prendre à la légère. Un périmètre de sécurité de 40 kilomètres entoure la base, il est délimité par des barrières, des caméras et des détecteurs de présence. Les curieux qui s'aventurent trop loin sont immédiatement arrêtés et reçoivent une amende salée, dans le meilleur des cas. Sur des panneaux délimitant la zone sécurisée on peut lire : Use of deadly force authorized. Une phrase qui laisse entendre que les militaires sont autorisés à faire usage de leurs armes pour protéger les lieux. La menace a été mise à exécution pas plus tard qu'en février. Un homme ayant parcouru plus de 13 km en voiture dans la zone interdite aurait été abattu par les militaires.



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