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dimanche 2 août 2015

Le Cloud a failli tuer ma petite entreprise



Un entrepreneur raconte sa descente aux enfers après avoir basculé toute son activité dans le Cloud. Une aventure plutôt terrifiante qui mérite d'être partagée.

Le cloud m’a tué, aurait presque pu écrire Hervé de Tymowski, chef d’entreprise depuis 30 ans. Sa société, DynExpert emploie 20 salariés qui s’occupent de la comptabilité, de la paie et de la fiscalité d’un demi-millier de clients, des TPE/PME et start-ups. Depuis 16 ans, il utilise les logiciels de gestion d’un des plus grands éditeurs du secteur, dont il est très satisfait. Jusqu’au jour où...
Au printemps dernier, Hervé de Tymowski se décide à passer au Cloud. Las d'entendre qu’il est dépassé avec ses serveurs internes et ses bases de données en local, il fait donc le saut vers la modernité ! 
Il confie tous les outils essentiels à son activité (applis métiers, BDD, logiciels de bureautique, site internet, mails… ) à un hébergeur spécialisé. Dès lors, ce dernier devient un passage obligé pour le travail quotidien des salariés. Et c’est là que les ennuis commencent.

Lettre manuscrite... faute de mieux

Très vite la petite entreprise d'experts comptables se heurte à des problèmes de connexion à répétition. Ses collaborateurs ne peuvent plus rien faire. En un mois, DynExpert perd 150 heures de production.
Hervé de Tymowski fait alors auditer son réseau informatique par trois experts recommandés par l’hébergeur lui-même… In fine, l'audit démontre que le problème ne vient pas de chez DynExpert, mais de chez l’hébergeur.
Catastrophe, les plantages continuent. Les clients du cabinet d’experts comptables hurlent et les collaborateurs sont au bord du burn-out. Hervé de Timowski craque et rédige - à la main (puisqu’il n’a plus accès à Word !) -une lettre de résiliation.

Retour aux cassettes

Le chef d’entreprise décide de faire totalement marche arrière. Il fait réintégrer ses données sur un disque dur, rachète des serveurs en catastrophe, restaure les données. Et reprend ses bonnes vieilles habitudes : chaque soir, sa secrétaire sauvegarde les données de la journée sur une cassette, qu’Hervé de Tymowski rapporte et stocke dans son appartement, bien à l’abri. Sa femme n'ose plus lui faire de reproches sur la place que prennent toutes ces cassettes années après années. Surtout, depuis, il dort beaucoup mieux.
Étonnamment, son témoignage n'a pas surpris les tenors du Cloud. De manière générale, ils conseillent de ne pas basculer toute une activité classique. Mais plutôt de penser au Cloud pour développer de nouvelles opportunités. Un bon conseil à l'évidence.

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